Architecture théorique de la CDR
La CDR (Classification Décimale de Ràva) repose sur une architecture théorique issue d’un travail de convergence entre pensée taoïste, phénoménologie, pédagogie et systémique.
Son objectif n’est pas de construire une simple classification documentaire des savoirs, mais une cartographie des fonctions humaines fondamentales et des transformations de l’expérience.
Cette architecture s’est constituée progressivement autour de plusieurs sources complémentaires, chacune apportant une dimension essentielle à l’ensemble.
| Source | Fonction dans l’architecture de la CDR |
|---|---|
| Yi-king | Matrice fondamentale des transformations humaines |
| Stephen T. Chang | Formalisation fonctionnelle des huit piliers taoïstes |
| James J. Y. Liu | Lecture phénoménologique du taoïsme |
| Antoine de La Garanderie | Phénoménologie des actes de connaissance |
| Jean Choain | Rationalisation systémique des structures taoïstes |
| Georges Charles | Transmission incarnée et pratique des dynamiques taoïstes |
| Anagarika Govinda | Analyse de la structure intérieure et symbolique du Yi-King |
| Phénoménologie | Étude des structures vécues de l’expérience humaine |
| CDR | Classification phénoménologique dynamique des fonctions humaines |
La CDR considère que les grands domaines humains ne doivent pas être organisés principalement selon des disciplines académiques ou des objets extérieurs, mais selon les fonctions vécues qu’ils remplissent dans l’existence humaine.
Dans cette perspective, les trigrammes du Yi-King ne sont pas interprétés comme de simples symboles cosmologiques, mais comme des opérateurs fondamentaux de transformation :
- orienter ;
- protéger ;
- nourrir ;
- produire ;
- réguler ;
- relier ;
- structurer ;
- harmoniser.
La CDR prolonge cette logique dans une organisation décimale destinée à la pédagogie, à la classification documentaire et à l’analyse des activités humaines.
Elle repose sur une intuition centrale :
les structures humaines possèdent simultanément une dimension stable et une dimension transformationnelle.
Cette articulation rapproche symboliquement :
- la pensée de Platon, orientée vers les formes intelligibles et les structures ;
- et la logique du Yi-King, orientée vers les mutations et les transformations.
La CDR tente ainsi de penser conjointement :
- espace et temps ;
- structure et devenir ;
- stabilité et changement ;
- forme et expérience vécue.
Elle se situe à la frontière :
- de la phénoménologie ;
- du taoïsme ;
- de la pédagogie ;
- de la systémique ;
- et des sciences de l’organisation des connaissances.